Conférence publique : genou douloureux - le point de vue d'un chirurgien orthopédiste

08.09.2016

Quels sont pour vous les progrès les plus importants de ces 5 dernières années au niveau de la chirurgie orthopédique du genou ?
J’en citerai deux. Premièrement la précision de la pose d’une prothèse totale du genou est améliorée par les guides de coupe sur mesure. Pour fabriquer ces guides, un scanner préopératoire est effectué pour analyser directement l’anatomie de chaque patient. Ils sont ensuite posés durant l’opération dans le but de placer la prothèse le plus précisément possible. En second lieu, il y a un débat très vif ces dernières 2-3 années concernant l’anatomie du genou. Il s’agît des structures ligamentaires antéro-latérales qui contrôlent la stabilité rotatoire du genou. Ainsi une possible reconstruction de ces structures pourrait possiblement avoir un effet bénéfique sur les résultats cliniques dans la reconstruction du ligament croisé antérieur. 

Quelle a été votre dernière grosse intervention ?
Chaque intervention est unique et donc possiblement ‘’difficile’’. A chaque fois on s’avance vers l’inconnu malgré une préparation standardisée. Une de mes dernières opérations de prothèse totale du genou était particulière car le patient pesait plus de 120 kilogrammes et le genou avait été opéré déjà plusieurs fois. Ces deux facteurs rendent l’intervention encore plus délicate. Mais si l’on est entouré d’une bonne équipe on peut affronter ces challenges en toute sérénité.

Pourquoi avez-vous décidé de vous consacrer à la chirurgie du genou ?
Après avoir obtenu mon titre de spécialiste FMH, j’ai eu la chance, en tant que chef de clinique, de rencontrer le Dr Olivier Siegrist chirurgien de renommé. Travailler avec lui m’a ouvert les portes. J’ai énormément appris avec lui et j’ai pu continuer ma carrière en tant que chef de clinique universitaire au CHUV dans le team du genou ligamentaire et prothétique. Un fellowship par la suite dans le très réputé Centre Orthopédique Santy à Lyon m’a permis de perfectionner ma technique chirurgicale et de participer aux travaux de recherche publiés dans les meilleures revues orthopédiques.